Un départ de feu peut survenir à tout moment au sein d’une entreprise, y compris dans des environnements considérés comme peu exposés au risque incendie. Une surcharge électrique, un appareil défectueux, un échauffement anormal, des travaux par points chauds ou encore une simple imprudence humaine peuvent suffire à déclencher un sinistre. Dans ce type de situation, les premières minutes sont décisives, dans un espace clos ou semi-clos, un feu ne met que quelques minutes à devenir un incendie hors de contrôle. Une réaction adaptée permet soit d’éteindre rapidement un feu naissant, soit de limiter ses conséquences humaines, organisationnelles et matérielles. À l’inverse, une mauvaise réaction ou une hésitation peut aggraver fortement la situation. Voici trois réflexes essentiels que tout salarié doit connaître, comprendre et appliquer sans hésitation.
1. Donner l’alerte immédiatement et sans hésiter
Le premier réflexe à adopter face à un départ de feu consiste à donner l’alerte le plus rapidement possible. Cela implique de déclencher l’alarme incendie lorsqu’elle est présente, d’avertir les collègues situés à proximité immédiate et de prévenir les secours selon les procédures internes. Trop souvent, un départ de feu est minimisé ou traité comme un incident mineur, entraînant une perte de temps précieuse. Or, chaque minute compte. Donner l’alerte rapidement permet de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés, de déclencher l’évacuation si nécessaire et d’assurer une prise en charge rapide par les équipes de secours. Même en cas de doute, l’alerte doit être donnée : il vaut mieux une alerte injustifiée qu’une réaction tardive face à un incendie avéré. Et si c’était une fausse alerte, tant pis, ça fait un exercice !😊
2. Intervenir uniquement si le feu est maîtrisable et sans prise de risque
Dans certaines situations très précises, un salarié formé peut tenter une extinction, mais uniquement si le feu est naissant. Il doit s’agir d’un foyer limité, sans propagation rapide, sans dégagement important de fumées et sans risque immédiat pour la personne. L’intervention ne doit se faire qu’avec un moyen de lutte adapté, tel qu’un extincteur approprié ou un robinet d’incendie armé, et dans un laps de temps très court. Le salarié doit toujours conserver une issue de secours dégagée derrière lui afin de pouvoir se replier immédiatement si la situation se dégrade. Dès que le feu devient incontrôlable, que la fumée augmente ou que la chaleur devient difficilement supportable, l’intervention doit être interrompue sans hésitation. La règle est claire : la sécurité des personnes prime toujours sur la protection des biens.
3. Évacuer immédiatement, calmement et de manière organisée
Lorsque l’extinction n’est pas possible ou que l’alarme est déclenchée, l’évacuation doit être immédiate et sans improvisation. Les salariés doivent quitter leur poste de travail sans paniquer, en suivant les cheminements d’évacuation balisés et les consignes internes. Les ascenseurs ne doivent jamais être utilisés, et les portes doivent être refermées derrière soi afin de limiter la propagation du feu et des fumées. Une fois à l’extérieur, chacun rejoint le point de rassemblement prévu et attend les consignes. Il est formellement interdit de retourner dans le bâtiment, même pour récupérer un objet ou vérifier une information, tant que les secours n’en ont pas donné l’autorisation.
Ces trois réflexes simples constituent le socle d’une culture de sécurité efficace. Ils doivent être régulièrement rappelés, expliqués et mis en pratique lors d’exercices d’extinction et d’évacuation. Sensibiliser et former l’ensemble des salariés, c’est leur donner les moyens de réagir efficacement face à une situation d’urgence et de contribuer activement à la protection des personnes et de l’entreprise.




